PENSER 2020 ET 2021.

plan d'action commercial

Bâtir un plan de travail pour le restant de l’année 2020 et pour 2021 doit nous occuper ; quelques axes permettent la réflexion et la concrétisation des actions à mener :

-le consommateur ; il s’est habitué à penser différemment l'(es) occasion(s) où il ouvre une bouteille de vin. Comment le convaincre de ne pas lâcher ce produit historique au profit de nouveautés plus “fun” comme la bière locale, les boissons dés-alcoolisées ?
Par l’innovation, c’est-à-dire par la création de vins sans souffre, bio ou biodynamiques, de formats originaux peu ou mal exploités tels les BIB, les petites bouteilles.
Par le discours, qui permet de dépasser la description technique et organoleptique trop traditionnelle et peu adaptée car incompréhensible par un public de non-connaisseur (jeune, féminin) séduit par le marketing des “vins du sud” (espagnols, italiens, américains) consacré d’abord au(x) moment(s) de consommation.

-le digital pour passer de l’injonction, du marronnier médiatique, à la réalité concrète ; les outils (e-boutique, réseaux sociaux, site) maintiennent le lien avec le consommateur et amplifient le discours. Aussi, surtout, il impacte la distribution en pleine (r)évolution multi-canal : anticiper les lieux où nous voulons (et pouvons) revendre, inventer de nouveaux événements accessibles (e-dégustation, e-animation), donner de la cohérence à sa logistique, à son positionnement, à sa gamme.
Des contraintes qui ouvrent des opportunités à saisir.

-l’export. Le monde ne peut (et ne semble pas vouloir) se passer du vin ; pourtant, les taxes Trump, la chute du marché chinois, la concurrence exacerbée laissent un goût amer et obèrent nos capacités commerciales à l’international.
Allons-nous accepter de perdre notre place historique, de laisser les autres profiter de l’engouement non démenti autour du symbole du soft-power européen ?
Repenser l’export, c’est surement prendre en compte des exigences (transport, impact carbone, traçabilité, normes environnementales, circuits courts) plus aiguës mais aussi porteuse de marge de développement, de niches multiples. S’unir pour présenter le ‘french way of life’ peut nous servir de source de (re)motivation.

Se rassurer.

Beaucoup d’entre nous s’inquiètent, avec une incontestable légitimité ; tant d’incertitudes pèsent sur la filière viticole.

Mais, si un seul enseignement peut être tiré du moment présent, n’est-ce pas une formidable appétence pour l’agriculture dont la viticulture fait partie ? D’instant, nous avons recherché ce qui satisfait au mieux nos besoins naturels ; certes de nombreuses tentations, des dérives industrielles restent ancrer comme autant d’addictions consuméristes. Pourtant, les valeurs qualitatives de la nourriture sont (ré)apparus comme fondamentales à la fois pour notre santé et pour notre plaisir.

Le vin a pris sa place dans les apéros-vidéos, lors des repas préparés en famille, dans les instants difficiles où il devient un dérivatif joyeux, une ‘bulle’ culturelle, une évasion.
Pourquoi ne pas exploiter cette image ? Le vin a été la boisson (alcoolisée) plébiscitée par les français (et les Européens) mais aussi outre-Atlantique ou en Australie : contrairement aux effervescents ou aux alcools forts, il a maintenu son capital sympathie, une adhésion forte ; dans la crise, on se raccroche aux valeurs sures, refuge.
Nous pouvons nous en réjouir et psychologiquement s’appuyer sur cette situation pour aborder l’avenir avec envie.

                 

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