ACCABLÉ DE BIEN DES MAUX.

Ne plus en produire ?

100 000 hectares ! Le ministre de l’agriculture semble se résigner (?) à une mesure d’arrachage massif qui signifie la disparition de 12,5% du vignoble français (1 hectare sur 8) et de 5,5 millions d’hectolitres de potentiel de production (7,3 millions de bouteilles, le cinquième de notre consommation ou encore près de 40% de nos exportations).

Sans alternative.

Car sans avenir pour les vignerons sauf à partir en retraite ou à se transformer en producteurs … mais de quoi ? Comment planter 100 000 hectares de forêts ou de carottes ? A moins d’accepter une telle surface en jachère…

Et en dépensant une fortune (pas moins de 250 million d’€ et l’enveloppe est inacceptable tant elle peine à couvrir les seuls frais d’arrachage) qui pourrait servir à des objectifs plus positifs (promouvoir, commercialiser, exporter, résilier face aux dérèglements et menaces climatiques).

Ne plus en consommer ?

Le diable est dans les détails … le vin est devenu la cible du no – low (sans ou peu d’alcool). Pour satisfaire les hygiénistes qui luttent contre l’alcoolisme (loin des débats encore revivifiés sur le French Paradox) ? Ou la soif inextinguible de nouveautés ? Ou toucher de nouveaux consommateurs ? Rien de tout cela n’est questionné, prouvé ; il suffit aujourd’hui semble-t-il, d’asséner une affirmation pour qu’elle devienne vérité.

Pourquoi du vin désalcoolisé (en partie ou en totalité) dont chacun peut évaluer le goût, alors qu’il existe du jus de raisin, du pétillant naturel ?

Pourquoi se ruer sur une alternative mal maîtrisée au niveau technique et nécessitant des millions d’€ d’investissements supplémentaires qui pourraient sinon servir là encore à relancer image et ventes de vin ?

Taire la réalité.

92 milliard d’€, 440 000 emplois*, plus de 11 milliards d’€d’exportations dégageant pour la balance commerciale un solde positif de quasi 10 milliards**, le vin pourrait couler sans bruit.

Un exemple pourtant en pleine actualité, donne matière à réfléchir : après avoir détruit son tissu industriel, la France cherche à le reconstruire … faute de vision stratégique, elle a perdu entre autres compétences, autonomie, souveraineté sans parler de millions d’emplois.

La viticulture sera-t-elle la sidérurgie silencieuse du XXIème siècle ?

Alors même qu’existent des analyses qui ouvrent d’autres possibilités (relire les deux marchés du vin ? et prospective 2035) ?

Se taire ou agir ? Subir et périr ou conquérir ?

Sources :
*étude Cabinet Deloitte 2024 pour Vin & Société et le Comité national des interprofessions des vins (CNIV);
**OIV.

                 

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