FAUT-IL DIVERSIFIER ET DIFFÉRENCIER L'OFFRE ?

Une offre logique.

363 appellations (AOC), 77 indications (IGP régionale, départementale, de zone) d’origines protégées, la France regorge de signes distinctifs de qualité. Leur multiplication depuis des années correspond au-delà de la volonté des producteurs, à une demande de segmentation des consommateurs : ils souhaitent connaître, comprendre à la fois d’où vient les vins qu’ils achètent et qui le signe.

La certification répond donc à ce besoin : elle ne cesse de s’étendre et de se diversifier ; ainsi en subdivision des AOC, ont été créées les DGC (dénominations géographiques complémentaires). Par exemple, une appellation générale comme les Côtes de Provence a voulu distinguer ses vins selon les particularités du territoire du Var (plaines, coteaux et collines, orientation vers la mer Méditerranée, etc.) et les a traduit en 5 DGC (Fréjus, Sainte Victoire, La Londe, Pierrefeu et Notre Dame des Anges).

Le consommateur peut ainsi tracer chaque vin ; il satisfait enfin par ce foisonnement son désir de trouver un vin différent pour chaque moment (on ne boit pas de la même façon selon les saisons, les personnes avec qui l’on partage un verre, la nourriture qui l’accompagne, l’argent dont on dispose, etc.).

Priorité ou trop plein ?

Avec la poursuite de ce phénomène de développement des origines (nouvelles AOC Entre-2-mers rouge, DGC languedociennes, etc.), se pose néanmoins deux problématiques :

-à quel moment va s’arrêter (ou faudrait-il arrêter) la croissance quantitative des signes d’origine ? Pousser la segmentation géographique a forcément une limite mais qui va la définir et sur quels critères ? Et surtout où s’arrête le consentement du consommateur ?

-est-ce aujourd’hui prioritaire de lancer de nouveaux signes d’origine ? Les problématiques, les difficultés ou les relais de croissance ont-ils besoin de plus d’appellations ?

Le passé récent prouve en tout cas qu’aucune réforme de l’aval n’a de résultat automatique sur la vente ou l’amélioration des résultats commerciaux ou économiques. Dans la tourmente du marché (chute de parts de marché, accélération des bouleversements dans la structure de distribution, modification des habitudes d’achat, internationalisation ou concurrence), le choix stratégique devient primordial : choisir c’est bien prioriser, prioriser c’est dire non.

Il est plus que probable que le temps, l’énergie et l’argent investis dans la sur segmentation de l’origine seraient plus efficients dans d’autres projets, plus opérationnels.

Découvrir les DGC de Provence ou d’Alsace.

                 

https://fr.linkedin.com/in/fabrice-chaudier-1ab68048
https://www.instagram.com/fabricechaudier/?hl=fr
https://www.facebook.com/people/Fabrice-Chaudier/1221544866
https://fabricechaudier.fr/contact/

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?