DES TENDANCES QUI SE CONFIRMENT

2019

Analyse des chiffres publiés en avril 2019 par l’OIV (Organisation Internationale de la Vigne et du vin) site ici.

2018, année exceptionnelle de production

Les années se suivent et ne ressemblent pas : après un plus bas historique en 2017 (moins de 250 millions d’hl), la production mondiale enregistre un plus haut en 2018 (292,3 m d’hl).

Ce chiffre masque mal :

-un baisse continue de la surface plantée en vigne que le vignoble chinois ne compense pas ; moins de raisins de table (en Turquie) et la stabilité européenne se conjuguent à une baisse nouvelle en Amérique du nord comme du sud.

-une pénurie mondiale de plus en plus structurelle : sur les douze dernières campagnes, on peut estimer qu’il manque 80 millions d’hectolitres de production pour satisfaire les besoins du marché (consommation de vin et utilisation en alcools -cognac, brandy-, vins aromatisés ou vinaigres). Ce critère (degré d’équilibre du marché) n’est plus publié par l’OIV depuis 2015 et (hasard ou coïncidence) la succession d’un directeur espagnol par un français.

Consommation en hausse

Malgré un manque de disponibilités volumiques qui l’impacte, on remarque une “progression constante de la consommation mondiale de vins depuis 2014, induite par l’augmentation aux États-Unis, en Chine, et par la stabilisation ou l’augmentation dans les principaux pays européens”.

Si 2018 paraît stable, 7 millions d’hectolitres de plus ont été bu en 4 ans !

Un marché d'exportation qui ne ralentit pas

Là aussi, le manque de disponibilités volumiques n’est pas sans conséquence : malgré tout, la part de vins échangés n’a jamais été aussi élevée (44% de la production est consommée hors du pays dont elle provient) ; en 2018, une petite hausse de 0,4% des volumes correspond à 432 000 hectolitres !

Les prix continuent à grimper 3 fois plus vite que les volumes : cette “premiumisation” autrefois limitée à la France et à la Nouvelle Zélande, s’élargit à l’ensemble de l’offre.

Là aussi, le manque de disponibilités volumiques n’est pas sans conséquence : malgré tout, la part de vins échangés n’a jamais été aussi élevée (44% de la production est consommée hors du pays dont elle provient) ; en 2018, une petite hausse de 0,4% des volumes correspond à 432 000 hectolitres !

Les prix continuent à grimper 3 fois plus vite que les volumes : cette “premiumisation” autrefois limitée à la France et à la Nouvelle Zélande, s’élargit à l’ensemble de l’offre.

La France, une sous performance en volume comme en valeur

Nous sommes le pays qui présente le bilan le plus catastrophique sur le temps long comme sur le court terme :

-en 20 ans, la part de marché volumique de la France a été divisée par deux (de 25,5 à 13%) ; alors que la marché se développait de 66,7%, les vins français perdaient 14,5% (près de 2,5 millions d’hectolitres de moins). Et encore la Chine est venue compensée la dégringolade des marchés traditionnels.

Depuis 2013, la Nouvelle-Zélande (+55,5%), l’Australie (+21%), le Chili (+5,7%) et surtout (vu sa part de marché), l’Espagne (+14,1%) ont pris la place.

-en valeur,la “chasse gardée” historique de la France, le leadership toujours réel, s’érode : depuis 5 ans, les vins français augmentent moins que la moyenne du marché ; italiens et espagnols se sont lancés dans la bataille, comme les vins du nouveau monde.

Conclusion : un potentiel à exploiter, ne plus avoir peur du volume

Lier la situation individuelle de chacun (vigneron, metteur en marché) avec les formidables opportunités du marché mondial, devient un enjeu prioritaire : cette connexion indispensable tout autant que complexe, passe par la capacité à produire, à garantir au marché un sourcing régulier.

Lire l’analyse marché 2019 complète ici.

                 

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