LES CHIFFRES DE L'EXPORT

Un cocorico prématuré

La presse aime les annonces tonitruantes : +6% en 2017, les exportations de vins françaises bondissent, établissent un record, s’envolent en Asie, récoltent le fruit de leur adaptation. Cette réalité d’une année ne peut cacher qu’avec 13,05 millions d’hectolitres, les volumes vendus dans le monde restent inférieurs à leur niveau du début des années 2000 alors même que le marché mondial a bondi de plus de 60% sur la période.

Il ne faut pas oublié que la Chine pèse lourd et que, même avec un rebond l’an passé, la plupart des autres pays ont vu la part de marché s’effondrer en 20 ans.

Le masque de la valeur

Comme toujours la valeur sert à masquer cette réalité. Jusqu’à quand les vins français pourront se commercialiser plus cher chaque année sur une base volumique stable ou en baisse ? Où est le plafond du niveau d’acceptabilité par le consommateur ?

Le rôle et la valeur des chiffres : il ne s’agit pas d’imposer une lecture stricte et à la virgule près des statistiques. Leur marge d’erreur conduit à regarder les tendances et leur évolution dans le temps.

Un chiffre hors de son contexte et isolé ne veut rien dire.

Pour lui donner sens, s’inscrire grâce à lui dans la réalité, il faut donc s’obliger à une lecture régulière des mêmes indicateurs et à les étudier dans la durée.

                 

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